DEBAT MARIE JANSON : 2. LES GRANDS PRINCIPES


L'échevine explique, lors du débat organisé par les comités de quartiers localisés autour de la place Marie Janson, que la qualité de la mobilité globale est un point essentiel du projet. Le parking souterrain a l'avantage d'être invisible et permet un aménagement de plus grande qualité en surface. Un autre élément contre lequel se bat la commune est le fait, pour de nombreux automobilistes, la recherche de place de parking ... qu'ils ne trouvent pas. Selon la commune, la réflexion porte aussi sur le développement durable.

Quel projet de société veut Saint-Gilles ?

La question, posée par l'assistance évoque le fait que multiplier les parkings "aspire" les voitures et ne solutionne absolument pas les questions de mobilité : Bruxelles est congestionnée et la pollution est alarmante.

Dans son appel d’offre, la commune aurait bétonné des contraintes. Notamment de faire une place belle à l'eau sur la place. N'oublions pas que le projet (tel qu'il est prévu) évoque le parking souterrain mais aussi l'aménagement de la place. Un autre élément important est de nettoyer la place en profondeur. Il est vrai que l'on découvrira probablement en sous-sol des gravats et déchets datant de l'époque de la démolition de l'ancien Hôtel des Monnaies.

Et quid du plan de mobilité ? La commune rétorque que la réflexion avance.

A propos de la rentabilité du projet : l'assistance se demande qui va payer.
L'échevine précise que la commune a élaboré un montage financier qui comprend :
- des investisseurs,
- les futurs utilisateurs du parking - notamment les riverains et les visiteurs,
- et la commune.
D'autres éventuels partenaires peuvent encore compléter le tableau.

A-t-on pensé aux camions du marché qui occupent une partie de la place ?
La commune répond que le marché est très populaire et qu'il s'agira de garder à l'esprit de faciliter le travail des commerçants et ambulants.

L'ARAU (Atelier de Recherche et d'Action Urbaine) insiste : un parking est dans tous les cas une pompe à voiture. Les allers et venues des véhicules occasionne des nuisances : du bruit, des pollutions, de l'encombrement. Et se pose aussi la question de la sécurité.

Sur le plan juridique, un parti de l'opposition présent trouve étrange d'avoir demandé de modifier le PPAS. Rappelons par ailleurs que quand c'est une personne privée (physique ou morale, d'ailleurs) qui demande un permis d'urbanisme, son interlocuteur est la commune; si c'est un organe public qui en fait la demande, c'est alors la Région qui est compétente.

Le PRAS a déterminé des zones réservées. La commune porte aussi son attention sur la perméabilisation des sols.

Un intervenant du public martèle que lorsqu'il y a trop d'Horeca, les gens déménagent. Les exemples sont nombreux : dans le centre, on évoque le quartier Saint-Géry ou l'Îlot Sacré.

Notes : Les PPAS ET PRAS : Ce sont des plans qui déterminent et spatialisent les fonctions (habitat, bureau, espaces verts,…) qui peuvent s’implanter dans les différents quartiers. Ils comportent des prescriptions graphiques (zones) et
littérales (ce qui peut être fait dans chaque zone).
Le PPAS (plans particuliers d'affectation du sol) sont des outils de planification locale déterminent avec précision, de manière graphique et littérale, la manière dont doit s'organiser le territoire considéré.

Le PRAS est le plan régional d'affectation du sol. En vigueur depuis le 29 juin 2001, le PRAS constitue le plan de référence pour l'aménagement du territoire dans la Région de Bruxelles-Capitale. La Région a mis en ligne un site sur lequel vous pouvez vous informer.

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