AMENAGEMENT DES ABORDS DE L'EGLISE


Prochainement, un investissement de l'ordre de 900.000 € va être consenti (avec l'aide de Beliris) pour la revalorisation de l’espace public autour de l’Eglise Saint-Gilles. Le projet intéresse aussi les habitants de l'espace comprenant la rue des Vieillards et la rue Jean Volders.

Le projet que nous avons pu consulté à l'occasion de l'enquête publique modifie le profil de la voirie, du trottoir et de la placette le long du flanc de l’église. Il comprend l’abatage d’arbres (les 4 pommiers et les 6 tilia cordata) et la plantation de 5 gleditsia.

Il prévoit aussi la suppression de plusieurs places de parking (rue des vieillards - 16 places seront supprimées) tandis que le petit parking de la rue de l'église passera de 7 à 10 places.

Le mobilier urbain sera également réorganisé (notamment l'éclairage, l'abri transport public et la cabine téléphonique, notamment. Nous n'avons pas d'information précise quant à ce volet.

Dans sa notice architecturale, quelques réflexions sont émises :

Le projet est situé dans le périmètre de protection d’un bien classé, l'église, et s’inscrit dans les objectifs du Plan Communal de Développement.

C'est ainsi qu'il prévoit la revalorisation du centre ancien, la poursuite du programme de rénovation des trottoirs en privilégiant les matériaux naturels dans les Zones d’Intérêt Culturel, Historique, Esthétique et d’Embellissement (ZICHEE) ainsi que les élargissements des trottoirs, il prévoit la diminution de la pression automobile, la limitation du trafic parasite dans les quartiers résidentiels et l’instauration d’une zone 30.

Le projet s’inscrit dans une réflexion élargie concernant le Parvis de Saint-Gilles et les espaces publics attenants. L’ensemble mérite une réflexion globale visant à unifier des vides de différents caractères, pour éviter les « non lieux » actuellement laissés pour compte. A l’heure actuelle, les zones autour de l’église sont des espaces résiduels mal vécus.

Les trottoirs longeant l’église sont encombrés d’une somme de mobilier inutile, ils sont trop étroits, imposant des proximités dérangeantes avec l’édifice. La pointe de l’espace concerné, à l’intersection des rues des Vieillards et de l’Eglise est occupée par du parking, comme si le lieu n’avait pas d’intérêt.

C’est pourtant la manière dont seront revalorisés ces espaces qui assurera la mise en valeur de l’édifice patrimonial. La qualité architecturale de l’église Saint-Gilles mérite qu’on la mette en scène.

Le texte que nous avons pu consulté était particulièrement avare en précisions, mais il évoque deux axes de réflexion principaux :

1. La revalorisation de l’espace public par la réunification des espaces résiduels autour de l’église pour une plus grande cohérence et un meilleur vécu du maillage des espaces publics.
2. L’évacuation des différents « objets » encombrant l’espace pour une remise en valeur du patrimoine architecturale existant et l’utilisation éventuelle de l’espace par le marché du parvis de Saint-Gilles.

Le projet est ensuite expliqué plus concrètement :

Le site est réunifié par un seul et unique revêtement de sol, composé de petits pavés en matériau naturel, en incluant la rue des Vieillards destinée à être « vécue » comme un espace partagé entre ses différents utilisateurs, piétons, automobilistes, cyclistes. La largeur de la chaussée est diminuée de manière à accroître l’espace public le long de l’église Saint-Gilles.

1. Le parking

Le parking rue des Vieillards est supprimé. Dix nouvelles places sont réorganisées le long de la rue de l’église. Le site comprenait 23 emplacements légaux dont 13 sont supprimés.

Les 15 places existantes sur la placette étaient exigües (2m10 de large au lieu de 2m50 nécessaires) ce qui contraignait souvent les usagers à se garer avec deux roues sur le trottoir aux extrémités.

Les parkings sont rassemblés dans les zones les plus ombragées de la placette, afin de rendre aux piétons les zones ensoleillés.

Une rangée d’arbres crée la limite entre la zone de parking et la zone piétonne.
Dix emplacements pour le stationnement de vélos sont implantés sur le site, du côté du Parvis.

2. Le mobilier urbain

Le long de l’église, face à la rue Jean Volders, l’espace est élargi et débarrassé de ses « encombrants » : les poubelles et les bulles à verre. L'ensemble serait réorganisé. Les bulles à verre pourraient être déplacées entre le commissariat et l’église (voire même enterrées si le sous-sol le permet), la cabine téléphonique et l’abri des transports en commun sont réimplantées en recul, parallèlement à la façade de l’église, afin de ne plus constituer un avant-plan gênant dans la perspective vers l’édifice depuis la rue Jean Volders. Des « tabourets urbains » (les plans les appellent des "plots assises") seront installés un peu partout.

3. L'éclairage

L’éclairage est revu entièrement. Selon les concepteurs du projet, son intensité est actuellement insuffisante. L’amélioration de l’éclairement nocturne consiste à densifier l’éclairage de base en console sur les façades de la rue des Vieillards et, l’ajout d’un mât dans le prolongement de la rue Jean Volders. Un deuxième système, plus décoratif, met en évidence le flanc de l’église et les arbres.

4. Les plantations

Les quatre arbres épars situés actuellement sur le triangle Eglise-Vieillards seront abattus. L’aménagement propose la plantation d’un alignement de cinq arbres. Les cinq arbres existants dissimulant le pied de l’église et créant de ce fait un lieu insécurisant sont enlevés ainsi que celui qui se situe au premier plan avenue Jean Volders (en face du n°70). C'est à cet endroit que sera installé à leur place l’abribus, la cabine téléphonique et le parking à vélos.

5. L'espace partagé et la zone 30

Le projet considère que la volonté d’un espace partagé entre les différents usagés (piétons et automobilistes) et les rues des Vieillards et de l’Eglise Saint-Gilles impliquent l'instauration d'une zone 30. Dans ce cadre, il est envisagé que le passage piéton situé actuellement le long de l’avenue Jean Volders soit supprimé (la présence d’une grille de métro compromet son tracé dans l’alignement des trottoirs, suivant le règlement régional d’urbanisme difficile).

Le Comité émet quelques remarques :
La diminution de la pression automobile est une bonne chose. Par contre, nous pressentons que les habitants ne l'entendront peut-être pas de cette oreille ... Plus aucune voiture ne pourra se parquer dans la rue des Vieillards - ni le long du trottoir, ni sur le petit parking (qui comprend actuellement 8 places).

Pour la zone 30 évoquée plus haut, nous attendons toujours le Plan de Mobilité, toujours invisible.

Nous avons compté dix emplacements pour le stationnement de vélos : c'est un peu chiche ...

Enfin, nous n'avons pas vu dans le projet d'aménagement réellement visibles permettant, pour les personnes âgées ou à mobilité réduite de faire face à la grande déclivité des abords de l'église (bien que quelques petits aménagements soient indiqués - deux rampes).

La petite place publique qui sera créée le long de la rue de l'église se trouvera face au parking : belle perspective de pollution pour les usagers qui se reposeront en avalant les gaz d'échappement des voitures venant et allant.

Nous avons demandé à être entendu lors de la Commission de Concertation qui a été fixée au mardi 25 mai 2010 - l'heure ne nous a pas encore été communiquée.

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