LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE AUX ABORDS DES ÉCOLES COMMUNALES

La signalétique est-elle suffisamment visible ?

Comme chaque matin, les rues de Saint Gilles s’animent : klaxonnant, fumant, les voitures défilent tantôt à pas de fourmis tantôt à gros coups d’accélération.

Pour ma part, je décide de tourner à droite de ma rue, et éviter la chaussée engourdie de circulation et gaz d’échappement. Je coupe ainsi par les petites ruelles en direction de l’école Peter Pan, suivie en trottinette par mon fils de quatre ans. C’est le trajet obligé de beaucoup de parents qui empruntent les ruelles convergeant vers le haut ou le bas de la place Morichar, là où se dessine le périmètre des écoles communales Saint Gilloises (Peter Pan, Ecole Nouvelle,  Ecole Fondamentale Victor Horta, St. Luc, sans compter à quelques rues près, les écoles communales 1 et 2, Ulenspiegel et J. J Michel): un véritable pôle de formation situé au cœur de notre Commune.

Ces mêmes ruelles deviennent le point de convergence du trafic qui se relâche depuis les grandes artères. Les voitures, cherchant des chemins alternatifs à la congestion, se reversent avec plus de fluidité sur la rue Hôtel de Monnaie, la rue St. Bernard, la rue de Tamines, la rue du Lycée (l’ensemble des rues qui entourent le pôle scolaire).

Le combat matinal pour traverser la route devient une vraie opération kamikaze lorsqu’on se rapproche des écoles.  La sécurité routière aux abords des écoles est un vrai défi Saint-Gillois. Les accidents se suivent et voient comme victimes principales des élèves d’écoles primaires, un exemple parmi tant d’autres, le petit Mohamed, 4 ans qui, en avril dernier, se fait renverser lorsqu’il  traverse sur un passage piéton avec sa maman, à 200 mètres de l’école !!

Selon une analyse publiée par l’institut belge de la sécurité routière, et reprise par la FAPEO dans un rapport de 2015 ce sont les enfants, jeunes usagers de la route, particulièrement vulnérables: parmi les garçons de 5 à 9 ans, plus d’un décès sur cinq est lié à un accident de la route .

L’association des parents de l’école Peter Pan (APPP) dénonce une absence de signalétique appropriée aux abords de l’école, l’absence de casse vitesses, la carence de personnel de surveillance, l’absence d’initiatives innovantes, créatives et citoyennes telle qu’une journée « école sans voiture ».  L’APPP rappelle l’existence d’études et analyses à disposition de la Commune pour travailler à des solutions

Eleonora Sambasile

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