Projets

Vous retrouverez prochainement l'ensemble des projets suivis par le CODES

Dom Dar : La tontine

Le contexte : L'accès au logement est une réelle gageure pour les familles les plus précarisées. Les logements sociaux font défaut. Les prix des loyers continuent de grimper.   

D’où, en termes de réflexion cet enjeu : Pourquoi ne pas se regrouper ? C’est ainsi que nous avons initié l’idée d’un groupe épargne collective et solidaire [que l’on appelle aussi une « tontine » en référence à une coutume africaine[1]] visant à faciliter le paiement de l’acompte pour l’achat d’un logement pour des familles précarisées.   
 

Au sein de la coordination sociale, plusieurs associations s’y sont intéressées. Le CPAS et la commune ont manifesté le désir d’être partenaires.         

Le partenariat est constitué de :

L’Union des Locataires de Saint-Gilles, le CPAS de Saint-Gilles, Hispano-Belga, le CAFA (le Centre d’Accompagnement et de Formation pour Adultes), le Service Social Juif, le CIRE (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) et, bien entendu, le CODES. Une convention a établi l’esprit et les règles du dispositif.           
 

ID Fortes / La rue du Fort

La principale intention du projet était

  • d’insuffler dans la rue du Fort et ses abords une dynamique participative visant à (re)créer un sentiment d'appartenance à un quartier vivant et chaleureux en renforçant le lien social,
  • d’inviter les habitants à réfléchir ensemble d'une manière créative sur leur environnement immédiat en tenant compte des répercussions de leurs idées sur les quartiers avoisinants,
  • de permettre aux habitants d'exprimer leur perception du passé et du présent de leur quartier afin de définir une vision de l'évolution qu'ils aimeraient voir s'y imprimer dans le futur,
  • de consolider les interactions, les réseaux entre les individus, les associations, les organisations et les services communaux.

Pour cela, nous avons mis en œuvre les objectifs suivants :

La poste

En juillet 2011, nous avons souligné que le bureau de poste de la rue Sterckx était depuis deux ans d'inaccessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). Nous avons décidé de mener une action «POSTE».  

Depuis 2009, donc, deux bureaux de poste ont été fermés à Saint-Gilles : celui de la rue de Moscou et celui de la Chaussée de Charleroi. La rue Sterckx accueille le public, mais l'accès aux personnes moins valides est très difficile. Un projet de permis pour un plan incliné a été déposé en 2010.     
Cette demande avait reçu un avis favorable de la concertation – suivant d'ailleurs notre avis – mais assorti de conditions. Depuis, c'est le silence radio !       

On a également insisté les questions de propreté (rue Sterckx), de l'accès global au bureau (pas uniquement pour les handicapés), des emplacements de parking et de l'aménagement de la voirie – notamment du cheminement des piétons et des emplacements de parking.          

Pour la petite histoire, le CODES a aussi imaginé faire construire un plan incliné provisoire avec des élèves d'écoles d'ébénisterie.

Les prisons

La population carcérale de la prison de Saint-Gilles va déménager vers la nouvelle prison de Haren/Diegem sur le site de l'ancienne usine Wanson. En principe, la nouvelle prison devait y être construite pour une occupation 2016. Totalement impossible !

Ceci dit, quelle que soit la date de l’évacuation de la prison, ainsi vide, il s’agira de trouver une nouvelle affectation. Il est prévu que sa nouvelle configuration soit effective en 2018. Qu'y est-il projeté ? Des idées circulent : du logement, un centre culturel, un musée, une expansion de Saint-Luc.

Nous exigeons notamment la mixité de logement. Nous insistons aussi pour que la commune prenne dès à présent des contacts avec Forest et la Région et une réflexion avec les riverains et associations locales.

Un appel à projet a été lancé par le gouvernement fédéral, propriétaire des lieux. Nous n'en avons malheureusement pas le texte.

Nous avons participé à une rencontre sur le sujet : Les sections Ecolo de Saint-Gilles et de Forest ont organisé une rencontre/promenade avec les habitants.

Les tours "Victor"

Alors qu’en 2011 et 2012, les promoteurs [Athénor et CLT] ont vaguement dévoilé leur jeu à force d’effets d’annonce, de coups de bluffs, d’indiscrétions « volontaires » dans la presse,… le dossier a tourné au ralenti en 2013. Le rapport d’incidence devrait être bouclé début 2012. Le déblayage des chancres existants a commencé fin de l’année dernière. Les riverains s’inquiètent et se mobilisent. La demande de permis n’a toujours pas été déposée.

Le quartier Midi est donc toujours en ébullition. Le P.P.A.S. Bara II (à côté de la gare du Midi) a fait l’objet d’une demande d’abrogation afin de pouvoir y construire un nouveau complexe de quatre tours – un méga complexe de 100.000 m² de bureaux appelé « Victor ». Du logement y est prévu. Nous n’y voyons qu’un alibi puisque, après avoir réservé 5 à 6.000 m² à cette destination, ce ne seraient finalement que 2.000 petits m² qui y seraient dédiés. Nous avons souligné que l’îlot – comprenant, il est vrai, un chancre – méritait une autre destination.

Logements innocupés

Comme chaque année depuis 2003, un relevé des logements suspectés d’être vides ou insalubres est effectué par le Comité.

La situation en 2013 n’a pas évolué positivement. Nous avons inventorié 847 étages d’immeubles apparemment inoccupés – soit un quota plus petit que les années précédentes. Mais à y regarder de plus près, cela n’est pas si évident. Le CODES a commencé à préparer en partenariat une action à mener après analyse des résultats.

L'ordonnance pour l'agrément de services pouvant interpeller les pouvoirs publics a été votée en juin.

En vertu des conclusions de notre repérage de logements inoccupés, nous avons compilé les données de sorte à alimenter un nouveau blog.

Un groupe de travail constitué de membres et des stagiaires a précisé les éléments utiles qui devaient y figurer.

Il s’est réuni plusieurs fois.  Des objectifs précis doivent encore être définis ainsi qu’une stratégie. Notons aussi que la réaffectation de bureaux en logements est une piste encouragée par le Comité.

Mosquée

Il s’agit d’une régularisation d’une situation existante. Il n’y a toujours pas d’avis publié. Le sujet est brûlant. L’idée n’est pas de fermer la mosquée mais de faire appliquer la loi. La mosquée a été construite sans permis (du moins pour certaines parties du bâtiment) et ne comprend pas d’issue de secours. Plusieurs centaines de fidèles y sont pourtant rassemblés régulièrement. On ne voit pas très clair non plus dans leurs activités : la mosquée parle de centre cultuel et culturel, d’école de devoirs,… Il semble qu’il n’en soit rien : c’est une école coranique – ce qui, au demeurant n’est pas un problème.

Ce qui l’est c’est le manque de transparence et de respect des réglementations (et de dispositions de sécurité). De plus, cette rue à sens unique n’a pas été conçue pour ces mouvements de véhicules – et le parking qui y est lié. Il faut une réflexion sur la mobilité, car cette situation crée régulièrement des embouteillages et des nuisances sonores aux abords. On pourrait aller visiter la mosquée. On pourrait également envisager des stewards en week-end pour régulariser le trafic.