Logement

PAS D'ENCADREMENT DES LOYERS

Dans l'accord de majorité du Gouvernement Régional en 2009, il avait été dit que des mesures d'encadrement des loyers allaient être mises en place en vue de limiter ou même de juguler leur hausse. Il semblait que les travaux allaient bon train. Hélas, ce ne sera pas pour cette législature-ci.
En effet, le Secrétaire d'Etat en charge du logement a annoncé ce mercredi 5 juin que cela n'allait pas être possible avant les élections de 2014.Comment expliquer cela, alors que la situation de nombreux ménages - notamment saint-gillois - n'arrivent plus à trouver un logement décent à un prix raisonnable et que les loyers continuent de grimper ?

LA CELLULE «LOGEMENTS INOCCUPES» SEVIT

Depuis sa mise en place en 2012, la cellule « logements inoccupés » de la Région de Bruxelles-Capitale a traité 2.194 dossiers. Selon le Code bruxellois du Logement, après 12 mois de vide locatif, le propriétaire d’un logement suspecté d’être inoccupé reçoit un recommandé l’informant du montant de l’amende encourue si le bien n’est pas remis « sur le marché locatif ».

Cette amende s’élève à 500 euros par mètre de façade multiplié le cas échéant par le nombre d’étages et le nombre d’années d’inoccupation. 

 

TRAQUE AUX LOGEMENTS VIDES

Depuis 2004, le CODES établi un inventaire annuel des logements qui semblent vides ou inoccupés dans la commune. En 2011, nous avions recensé plus de 1.000 logements qui semblaient à l’abandon. Un chiffre qui ne diminue pas vraiment. L’an dernier, nous avons décidé de nous associer avec le RBDH pour saisir les autorités pour lui demander de réagir – et de nous donner des explications.
 
Le parti pris de l’action était de nous concentrer sur les immeubles entièrement vides. Nous en avions repéré 150 qui présentaient des signes d’inoccupation. Nous avons, en toute logique, étudié ces adresses et en avons gardé 75 à propos desquelles nous avons déposé une plainte auprès de la commune et de la cellule « logements inoccupés » de la Région.
 
Avec des résultats encourageants puisque la plupart de ces adresses ont
 
  • soit été taxés,
  • soit fait l’objet de (promesses de) travaux.

VICTOR CAFOUILLE

 

Le projet de construction des tours Victor (à côté de la Tour du Midi) cafouille en effet. "Pour changer", oserait-on dire ... Le terrain est maintenant quasi déblayé - sauf qu'il reste une grosse dalle en béton : les entrepreneurs ont peur de découvrir des surprises en dessous ? Et une enquête publique a été déposée. Mais il y a un "hic" - que l'on avait déjà repéré dès le départ : l'enquête publique n'a été organisée qu'à Anderlecht et le dossier n'était consultable qu'au service de l'urbanisme de cette commune seulement. 

 

 

Or, le dossier et l'enquête publique devaient obligatoirement subir le même sort à Saint-Gilles. Ce qui ne fut pas le cas. 

 

Alors quoi ? Un twist dans le timing ? Une erreur humaine ? Un désaccord politique et donc un blocage savamment orchestré ? Une volonté de ... réorganiser l'enquête publique en été quand les bruxellois sont en vacances ? - argh, la théorie du complot me reprend. 

 

LOGEMENTS VIDES : UN SITE

Les Équipes Populaires de Bruxelles viennent de lancer un site internet qui recense les logements vides en Région bruxelloise. Une carte interactive vous permet d'ajouter les lieux que vous avez repéré près de chez vous ! 

L'objectif de cette initiative est de remettre des logements vides (il y en aurait entre 15 000 et 30 000 à Bruxelles) en location de manière à atténuer la crise du logement.

 

                              Ci-dessus : un immeuble vide depuis des plombes [Esplanade de l'Europe]

Le petit logiciel permet à tout un chacun de placer l'adresse d'un bien vide. C'est simple comme bonjour. Et si vous trouvez cela encore compliqué, un didactitiel vous permet de vous familiariser avec l'outil.

 

 

 

 

 

INCENDIE SUR LE SITE DE «VICTOR»

Alors que le site où le groupe «Atenor Group» rêve d'ériger quatre tours gigantesques a été "nettoyé", un incendie a ravagé une maison du quartier - c'était en début de semaine (le mardi 30 avril, probablement). Il s'agit d'une des maisons abandonnées du terrain de démolition située à l'arrière de la barre d'immeubles de la rue Paul Henri Spaak. Un sinistre qui tomberait, pour certains riverains, à point nommé. Un mail nous est parvenu l'exprime ainsi : "Et c'est, comme par hasard, une des maisons, dont le permis de démolition n'a pas encore été accordé...."

 

                                          Ci-dessous, une photo de Jessica G.
 
 

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